#laplusmalheureusedesespèces

L’image persistante :
du jeune chêne
par nécessité
l’aimant
approche et décélérant
l’étourneau criblé
de plomb

en cours
le matériel poétique
abandonné plusieurs semaines
paysage avec bosquets, glands et petites plantations
nul faune ne surgit alors

dans le vaisseau d’Argo
j’ai pris connaissance
de la géographie de Strabon
des hommes avec des masques animaux
enfantent la Colchide
le fait divers est politique

et le détroit qui s’ouvre

se libèrent
me souffles tu
des mots qui ne sont pas les miens
qu’est-ce qui travaille donc souterrainement ?
au loin je conçois
le grondement des bombardiers d’eau

elle aussi
la voici hors de la maison
the fading star
comme l’oracle au singulier
fait bouillir l’opprobre
de l’agneau à naître
my first one and my last one

La suite :
dans le coryphée 2.0
#laplusmalheureusedesespèces
ressassant l’inadmissible
les maux sédimentés instantanément
le combien, le comment, le jour et le lieu
pourvu que les flammes
privent l’indigne de sa couche

et l’aède négligeable que je fus
(ce n’est pas une excuse)
enterra
ses amours précaires

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