un grain de

cette faim de prolonger
aveugle
sous quelle forme se matérialise la privation ?
retenir avaler comprimer expirer
le convoi des nuages
ce qui n’est plus le jour et pas encore la nuit
je marche ou pas

à l’abri
sous ses feuilles rondes et rouges nervurées de blanc
une amertume légère
nous n’en parlerons guère
de la naissance du chant que le vent fredonnait
j’esquisse le conte

c’était le 10 puis le 11 janvier
probablement au soleil
d’une heure elle faisait
la douceur des galets
l’onde se dispersait entre mes doigts glacés
j’épiais les rainures dans le temps partagé
de bas en haut et de haut en bas

est-ce qu’elle l’a entendu ?
sous les plis du poème

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