perpetuum mobile

laisse moi essuyer les restes de ma salive sur tes joues,
le poète ne dit rien de sa sexualité,
une alternance d’averses,
âcre au fond de la gorge,
nous ne lûmes pas plus avant,
il était temps de fendre les flots,
rien d’autre que cette évidence,
le travailleur intérimaire piétine,
pas assez pour interrompre sa course,
le cortège des embarcations aux vitres fumées,
je ne suis pas même effrayé,
le pollen noie le bitume d’un gaz mortel et enivrant,
encombrante floraison,
fait tanguer ces bleus vaisseaux dangereusement,
je n’ai rien dit à personne,
à quelques jours d’intervalle,
tel que deux visages de plomb,
sont-ils seulement encore des hommes,
de longs mois je n’ai soufflé mot,
et d’autres poèmes,
plus de verres de vin que de lueurs,
rien d’autre

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