me suis plongé comme autrefois
dans le convoi des nuques à demi endormies

fait l’économie de mes pas
pour ne pas que l’embarcation sombre

un chiffre
pas plus important qu’une ou deux dizaine
enveloppé dans un cercle coloré

est-ce qu’il existe un pays
où l’hiver s’éveille dans des draps parfumés ?

passageiros só
il était trop tôt pour relever ses messages

du poisson frais et les légumes du marché​

encore quelques jours de pluie
et la Moldau débordée

ceci n’est pas un poème
ma peau se fait moins brûlante
à mesure que la ligne s’éloigne

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