Poème de circonstance

La nuit
a perdu nombre de ses épines.

Dans l’obscurité précoce et parfumée
tintent et grelottent
ses pupilles arrondies et brillantes.

Il faut suivre les traces du traineau sur son ventre enneigé.
Sur la nappe blanche,
mes lèvres fument comme la loco du mendiant-express
qui file à pleine vitesse vers Vladivostok.

Pour illustrer son poème,
l’enfant a découpé dans du papier une forêt de sapins,
souffle carmin et dentelles.

Que sous la pointe de ma langue, la glace soit brisée !
La saveur du cacao relèvera-t-elle le charme de ce baiser ?

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Un commentaire pour Poème de circonstance

  1. et si tous les poèmes étaient « de circonstance » ?

    Il faudrait célébrer cette aurore de parole

    qui renaît en chaque nouvel enfant

    comme un souhait perpétuel

    de bonne et douce vie

    Mais l’instant est à ce dernier jour

    qui déjà quitte la place

    nous faisant signe du coin de l’œil

    de bien souffler sur ses cendres

    de raviver l’escarbille

    qui éclairera la première page blanche

    de l’an nouveau

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