ZOMBIES


« Il se pourrait bien que l’horreur zombie consiste surtout en une radicale dérégulation du déplacement. A bien des égards, la terreur panique que suscitent les zombies parmi les populations non encore contaminées tient à leur démarche même, dont on connait les caractéristiques principales : bras tendus, corps hiératique, pas lent et zigzagant. »

Photogrammes tirés d'un film documentaire sur les traumatismes de guerre tourné au Netley's Royal Victoria Military Hospital

« Ces êtres en crise, qui reviennent pour signifier l’impasse de la résurrection, sont le fruit de nombreux traumatismes historiques : de ces chocs qui frappent régulièrement les corps et hantent la mémoire et l’imaginaire. Ce n’est pas certes pas un hasard si le cinéma de zombies est devenu une autre forme du cinéma de guerre. »

Jim Shaw, The Hole, 2007.

« Finalement la grande hantise des humains confrontés aux hordes zombies, diffuses ou organisées, n’est pas la mort, le meurtre, pas même la présence de l’abjection, mais l’infection, la contamination, la perspective de devenir soi-même mort-vivant. »

Extraits de Olivier Schefer, « Fabrique du zombie ou l’errance des morts-vivants », les cahiers du MNAM, 112/113, été/automne 2010.



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