D’une nuit à une autre

D’une nuit à une autre nuit

Je ramasse par poignées la poussière de vie

Qui m’échappe entre les doigts, que je ne parviens pas à rassembler

Encouragé par la torpeur de l’hiver

J’épuise avec méthode et à la hâte le désir qui ne surgit pas, qui s’éveille à peine

Avant même qu’il éclose

Enfoui le parfum des fleurs sous un manteau de cendres

Je n’ai le goût de rien sur le bout de la langue

Pas même le bruit de mes pas sur le goudron

Scellé aux murs de la rue la plus proche

J’attends que le lierre grimpant en totalité m’enveloppe

enfin

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Un commentaire pour D’une nuit à une autre

  1. petite fée dit :

    dans la nuit
    il y a des yeux qui brillent
    et des fleurs qui se meurent
    de glace et de froid
    recouvertes
    souffler sur la poussière
    les cendres
    le vent tourbillonnant
    retrouver le goût du matin
    perdu
    dans les nuits solitaires
    même si la lune éclaire
    encore

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