Chez les arbres des villes

P25-09-09_17.59[01]

Chez les arbres de villes, on se dénude dès les premiers jours de l’automne. Pas la peine d’attendre qu’il pleuve ou qu’il vente. Autant le faire au soleil, profiter de ces derniers instants, de ces dernières caresses. A quoi servirait de s’entêter quelques jours, quelques semaines de plus. Chez les arbres de villes, les plus nombreux ont conservé les vieilles habitudes des forêts. Se moquent qu’on ramasse leurs feuilles pour les jeter dans une benne. Ils attendront comme les autres pour se rhabiller que le printemps revienne. Les arbres des villes, ce qu’ils aiment c’est avoir de la place, encore plus en banlieue qu’au centre-ville. Même si les conversations se font plus rares à mesure que le temps passe, à chaque fois que l’un d’entre eux les quitte. Regarder des jours entiers les piétons qui passent sans jamais lever leurs yeux. Parmi les arbres des villes, déjà certains cherchent à se singulariser. Ils trouvent démodés les usages des forêts. N’ont pas envie de s’y conformer. On voit ainsi ces jours derniers certains se dégarnir d’un côté et fleurir de l’autre. Au moins cela attire les regards. Ou alors ils hésitent. Ne savent pas bien s’il faut encore espérer ou se faire une raison et abandonner. Quoi qu’il arrive, on dit que l’hiver ne sera pas bien froid.

Publicités
Cet article a été publié dans poèmes par temps de crise. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s