écrire au quotidien

De le difficulté d’écrire au quotidien.
C’est de là que s’enclenche l’écriture de Kafka. De la difficulté de concilier les impératifs de la vie matérielle, professionnelle, familiale avec le désir de dire, de produire, de construire.
C’est-ce qu’on lit dans son journal. Les petits et les grands tracas de la vie quotidienne qui sont des obstacles à l’écriture.
À l’entamer, à la poursuivre. C’est de cette difficulté qu’il part.
Parce que je dois aller au bureau, parce que je préfèrerais être ailleurs, parce que chaque jour ça me semble de plus en plus insupportable, j’entreprends d’observer, de noter, relater tout ce qui se trouve devant moi.
Les attitudes et les gestes réguliers ou inhabituels.
Chaque jour, en faire le compte rendu. S’y tenir.
Sans hiérarchie. Tout ce qui est écrit devient matériau littéraire.
C’est là que ça commence. Après tout est affaire d’écoute, de regard.

Page 48 est un site d’amoureux de la littérature comme les autres sites de Pierre Ménard. J’y lis la page 48 du Journal de Kafka.

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