Visite aux vivants

Mon  corps repose
Entre le couloir et la chambre
Enveloppé par ceux et celles
Que la marée dépose

Sur les lèvres d’un passant
Apprendre que je me noie
Encore hier
Je tente de suivre mes pas
Dans les rues
Les jours où je n’existe pas

Si c’est de ça qu’il s’agit

Ils sont nombreux
A se bousculer en moi
Sans la réserve d’usage
Les mots
Il me suffit de tendre l’oreille

Pourquoi ne me répondent-t-ils pas
Du sommeil
Je ne peux éviter les ratures
De la raideur dans les doigts

Ne crois-tu pas que ça suffit

Recommencer la liste
Ce qu’il me reste à faire
Penser à rendre les outils
Qui voient là
Où le soudain découpe
Parade
Pour ne pas oublier

Pourvu que tu les entendes

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