SANGUIN

Début mai, premières chaleurs, les parcelles de verdure de la cité encore gorgées d’humidité, des papiers usagés en voie de décomposition, des nuées d’insectes non identifiés pullulent à mesure que les odeurs remontent. A cette époque de l’année, quelques millions de tonnes d’ordures quelques milliards d’appels téléphoniques et une quantité innombrable  d’images ont été ingurgitées, digérées, vomies parfois. Un sexe démesuré, en gros plan, un démagogue déverse sur un auditoire tout acquis des phrases simples, immédiatement comprises, assimilées, crache son sperme sur des talons hauts perchés. Une puanteur. De ma poubelle se sont échappées une puis deux chenilles, il en vient d’autres, au fond il me semble que ça grouille, un peuple s’agite. Bientôt c’est la guerre…

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