JE NE SUIS QU’UN FAUNE.

Parfois

J’aimerais donner un nom aux feuilles
encore vertes suspendues aux arbres
ou en voie de décomposition allongées sur le sol

J’aimerais me souvenir du nom des gouffres et des ruisseaux
des montagnes et des plaines

J’aimerais reconnaître le chant d’un oiseau la couleur d’un insecte

J’aimerais être capable de distinguer les herbes
qui adouciront mon sommeil
ou qui supprimeront mes douleurs

J’aimerais mesurer la puissance d’une cascade
ou la vitesse d’un glacier

J’aimerais avoir l’usage des notes
que chantonne le vent dans les branches
la pluie sur la mousse

mais je ne suis qu’un faune aphone
qui se cache derrière un bouquet de fougères
pour contempler sous la lune

une fée endormie

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Un commentaire pour JE NE SUIS QU’UN FAUNE.

  1. petite fée dit :

    la magie d’une petites fée c’est aussi de pouvoir veiller de loin sur le sommeil et les rêves d’un petit faune aphone…

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