Croissant de lune.

Nouvelle lune. Les nuages se rangent les uns contre les autres. Une couverture de coton, grise, épaisse, en mouvement sur le ciel. Presque la pénombre en plein après-midi. Une pluie soudaine. Le macadam noir, scintillant, lustré comme la peau d’un pachyderme. Une course pour s’abriter, presque glissant sur des patins. Un abribus débordé jusque sur la chaussée. Les passagers se déversent à l’intérieur de l’autobus, s »entassent. Le froissement des robes de satin ou de soie de l’aïd, l’odeur de fleur d’oranger. Un visage doré. Quelques mots partagés. Des feuilles d’érable, des étoiles éphémères, mouillées sous les roues des automobiles. Il ne m’est pas habituel de fêter la fin du ramadan en automne.

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