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Au nord, lorsque le vent a l’odeur du printemps qui s’avance, la lumière du soleil, qui s’attarde un peu plus chaque jour, teinte de rose la partie la plus haute des tours de la cité. Ces quelques rayons permettent aux plus jeunes de prolonger leur partie de foot. Des courses d’un bout à l’autre de la dalle, des appels qui retentissent jusqu’aux étages les plus hauts, vestes et gilets en trop amassés sur le côté, le ballon devient de moins en moins visible et la tension semble d’un coup retomber. Un premier est déjà en route pour chez lui, deux autres sont en train de lui emboîter le pas et le peu qui restent s’aperçoivent qu’il est l’heure de rentrer. Une femme qui parait âgée, dressée sur ses béquilles, tente courageusement de traverser leur terrain de jeux. Trois garçons s’exercent à jongler, alors elle accélère le mouvement de ses quatre pattes, comme une araignée menacée, avant de regagner la première cage d’escaliers. Le dernier glisse le ballon sous son tee-shirt; cela lui donne l’air boursouflé et, de mon balcon, d’où je l’observe depuis quelques minutes, ne distinguant plus ses pieds, il a l’allure d’un scarabée qui regagne son coin de mur.

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