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Quelques jours de pluie, une luminosité un peu étourdie balance entre le jour et la nuit. On ne sait si le jour est en train de démarrer ou la nuit prête à s’installer. A un carrefour, des autos s’observent, se font des politesses, à allure modérée, caressent le bitume mouillé , sifflent un air ironique. Comme en équilibre sur le dos d’un pachyderme, des passants glissent maladroitement sur les trottoirs, à l’abri des barres. Privé de sa démarche chaloupée, le lascar exécute une godille sans conviction.Prudente, une vieille fait des pointes, à pas mesurés. A contretemps, les nuages semblent s’empresser de fuir ce tableau enroué, effectuent une ronde effrénée,faussement insouciante, qui contraste avec le chant voilé et mélancolique du violoncelle du quatuor n° 3 de Shostakovitch que j’écoute derrière la vitre couverte de buée.

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